Réponse facile: ayez un Monsieur Chien comme le mien, et alors vous comprendrez ce que j'endure.
Ce matin, rendez-vous à 9h chez le véto. Hum, déjà je suis un peu en retard, enfin je vais arriver à 9h03 mais c'est moyen-moyen, je préfère être légèrement en avance.
Ooops, le véto n'est plus qu'au coin de la rue quand je me rends compte que j'ai oublié le carnet de santé de Monsieur Chien... Demi-tour, là je vais être sacrément en retard.
Déjà, à ce moment là, je n'en peux plus: Monsieur Chien n'en fait qu'à sa tête en laisse, alors je tiens fermement la-dite laisse, pour qu'il marche au genou. Marche correcte, mais c'est sans compter son entêtement à vouloir tout renifler. En le tenant ainsi, c'est bon j'évite qu'il renifle tous les gens qu'on croise, seulement big problème quand une odeur intéressante tombe sous sa truffe: il s'arrête net. Je peux tirer autant que je veux, il se fait lourd comme une enclume tant qu'il n'a pas inspecté intégralement l'odeur.
Evidemment, ça m'énerve et ça me tire le bras. Cela ne suffit pas à Monsieur Chien, il faut aussi que j'ai honte devant tout le monde. Oui, il m'a encore fait la honte de ma vie. Car il aime bien ne pas marcher droit, et de préférence tourner d'un coup dans mes jambes.
Re-énervement dû à la chute évitée, accompagnée de la honte de son hurlement primaire parce que du coup, il s'est retrouvé une patte sous mon pied:
"Ahouuuuu" résonne dans toute la rue. Tous les passants se retournent, z'yeutent le chien, moi, le chien, moi.
*rouge* *rouge* *rouge* je suis.
Enfin, j'arrive, penaude, face à une ASV (l'assistante du véto) peu aimable à cause de mon retard. Elle et le véto ont-ils voulu se venger de mon retard ? car je repars mon portefeuille allégé de 157 euros.
Je rentre à la maison, avec un chien qui me coûte 2 bras: un pour payer, un pour tenir ce fou en laisse.
Allez hop, dégage dans le jardin, j'veux plus te voir... non non, pitié, ne va pas sauter sur cette grosse m*** que tu as pondue ce matin... non... argh trop tard...
Je m'écroule sur une chaise. Bon, désormais une nouvelle aventure s'ouvre à moi: la paperasse.
Direction le centre-ville, chez le photographe pour faire des photos d'identité. Je ne vais plus au photomaton depuis que l'administration est devenue super relou: faut pas sourire, faut pas les lunettes, faut pas de col roulé, faut pas de mèche folle, faut avoir le visage bien dégagé, bien au milieu, pas trop gros, pas trop petit... Depuis le jour où ils m'ont refusé par 2 fois mes photos de photomaton (après une file d'attente de pfff.... tout ça), c'est photographe, point.
Heureusement, le photographe est un peu mon rayon de soleil de la journée: il s'occupe de tout, il sait parfaitement ce qu'ils attendent derrière les bureaux. Opération photo: zéro problème.
Opération mairie désormais: je prends un ticket, je suis le numéro 60. Hein, mais pourquoi c'est affiché qu'on en est au 644 ?? Inquiète, je demande à mon voisin de galère: en fait, on en est au 44. Ah. Et, m'informe-t-il, il est passé il y a une heure, ils en étaient au 42. Hum, normal, un seul guichet ouvert, le premier pont de mai est passé par là.
Ben vous savez quoi ? Je repars, je ne vais pas rester dans cet enfer.
Je vais m'acheter à manger, oui là j'ai ma dose, pas le courage de faire mon manger. Oh non, qui arrive en face ? L'ex de Chéri. Tout sourire, elle vient discuter avec moi. Grr, j'ai envie de montrer les crocs, mais non je reste polie.
Direction l'enfer n°2 français: La Poste. Hé hé, mais aujourd'hui je ne viens pas pour faire la queue, il me faut des photocopies. Bien-sûr, c'est cher, c'est pourquoi je n'y vais jamais, je les fais au boulot d'habitude. Mais j'en ai besoin pour aujourd'hui. Pour simplifier les choses, leur machine ne rend pas la monnaie et n'accepte que les pièces de 10 centimes. Groumf.
Je rentre enfin à la maison, avec l'impression d'avoir vécu une journée condensée. C'est donc avachie devant la télé que je vais manger avant de reprendre ma paperasse. Souhaitez-moi bon courage et que le soleil brille encore cet après-midi pour ne pas apporter mes photocopies sous la pluie...

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire