jeudi 17 avril 2008

Simon

J'ai toujours eu peu d'amis, mais il y a en un à qui je suis attachée depuis presque ma première heure...

J'exagère un peu, en fait notre première rencontre se fait en première année de maternelle. J'avoue que je n'ai quasiment aucun souvenir de la maternelle. Mais ma mère affirme que nous étions mignons tout plein tous les deux, "surtout le matin quand on vous mettez vos chaussons, vous étiez toujours assis côte-à-côte".

Ce dont je me souviens surtout entre Simon et moi, c'est l'école primaire. On s'est d'abord rapprochés car nous étions tous deux dans le club de gym municipal, sauf qu'au bout de quelques temps il faisait des concours et que moi j'avais toujours peur des barres et du cheval "de garçon" ("Dis maman, pourquoi les filles elles peuvent aussi faire du cheval de garçon ?", c'est une phrase restée dans les annales familiales...)

Et puis, au primaire, l'école était toute petite, du coup on était presque toujours dans la même classe du CP au CM2, et si ce n'était pas le cas on ne risquait pas de se perdre de vue dans la cour. De plus, on se retrouvait matin et soir dans le bus, dans la joie et la bonne humeur.

Simon n'a jamais été mon amoureux au primaire, non déjà je ne le voulais qu'en copain. Sauf le jour où on se demandait les différences physiques entre filles et garçon et qu'on a voulu voir ça de plus près... en vrai quoi. Ahem. Enfin bref, tout ce que Titeuf par exemple peut imaginer, qui fait rire parents et gamins aujourd'hui, mais à l'époque, même si c'était le début des années 1990, quelle horreur ! La maîtresse nous a surpris et elle a rapporté aux parents. On s'est fait grondé. Ma mère ne voulait plus que je vois Simon. Non mais elle rêvait ou quoi ?

Surtout que j'avais découvert que Simon n'était pas comme les autres. Moins "bête" dirons-nous, car c'est bien connu, les garçons sont archi-bêtes durant leur scolarité. Pour exemple, j'avais eu une nouvelle trousse, toute fière je la montre aux copines dans le bus, et Simon la regarde et dit: "Oh, ce sont des Indiens ! J'adore le peuple Indien"

Alors ça alors. Un garçon qui parle pas des Indiens comme un cow-boy, un garçon qui a pitié de ce peuple exterminé et qui connait le nom de différentes tribus.

Voilà une des raisons pour lesquelles en retrouvant aujourd'hui Simon, je n'étais pas étonnée qu'il soit devenu bouddhiste.

Mais revenons en arrière, au collège. On ne se voyait plus, jusqu'à la 3ème où nous nous sommes retrouvés dans un nouveau collège, plus petit, où presque tous les 3èmes étaient amis avec tous les 3èmes.

Je me souviens d'une soirée d'été. Après avoir bien fait la foire chez une copine, on décide en pleine nuit d'aller se balader tous ensemble, direction le port tiens, ça doit être agréable la nuit. Arrivés là-bas, Simon m'emmène sur un ponton, à la recherche du bateau "de son oncle", et on s'installe dedans. Je n'ai jamais vraiment su si c'était le bateau de son oncle ou s'il en avait pris un au pif.

En tout cas, ce fut une de mes plus belles soirées. On était couché l'un contre l'autre, sous les étoiles, on parlait doucement, peu. Le décor romantique à souhait. Je me demandais s'il m'avait emmenée là justement pour qu'on sorte ensemble ou pas. J'avais moi-même une folle envie de l'embrasser. Je me faisais le film dans ma tête et... non, ça ne collerait pas.

Puis il m'a dit: "On rejoint les autres ?", et je l'ai suivi à contre-coeur, j'aurai voulu rester seule avec lui... mais toujours en "amie". C'était vraiment bizarre.

Au lycée, je le côtoyais moins: nous n'étions plus dans la même filière, nous avions de nouveaux amis... et il fumait un peu trop le shit pour moi à l'époque. Bah, fallait bien que lui aussi passe par une période bête...

Evidemment, il a eu une petite amie, assez longtemps pour un ado. J'étais un peu jalouse d'elle. Pourtant, je ne me voyais pas du tout avec lui autrement qu'en ami. Peut-être que je regrettais le primaire, le temps où un ami reste à vous, où l'amour n'a pas encore sa place.

A la fac, disparition. Disparition d'ailleurs de quasiment tous mes amis, une nouvelle vie commençait.

Il y a quelques jours, j'utilisais Facebook et je vois que lui aussi est inscrit ! On redevient "amis" via ce site, et dans son profil je retrouve tout mon Simon. Tout ce qu'il a fait ces dernières années... c'est tellement "lui" !

Maintenant, je ne sais pas si nous serons de nouveaux amis dans la vie. On est éloignés géographiquement et lui semble un peu m'avoir oubliée comme amie, je pense n'être plus qu'une connaissance. Cela fait un pincement au coeur. Mais il faut aussi savoir tourner la page de son enfance. J'espère tout de même que nos chemins continueront longtemps à se croiser !

mardi 8 avril 2008

Toi, je t'aime pas

Chéri aime les animaux, un peu trop d'ailleurs. On est envahi à la maison. Son premier achat pour notre appart, ce fut un aquarium. Je n'ai jamais eu d'amour fou pour les poissons, mais bon ça lui fait plaisir, c'est lui qui s'en occupe et ça fait pas de bruit.

Bref, j'étais tantôt indifférente, tantôt en pleine admiration du spectacle aquatique. Mais là, rien ne va plus. J'ai un ennemi intime.

Je vous présente l'accusé (qui, d'ailleurs, est déjà déclaré coupable par moi-même):




Chéri voulait un poisson-perroquet, parce que soi-disant "c'est trop marrant". Donc, le voilà intégré à notre aquarium, assez grand donc ce poisson belliqueux devrait trouver son territoire sans manger les autres poissons.

Raté. Il nous reste les moyens poissons. Ceux qui étaient légèrement moins gros que Lui, on les a retrouvé flottant, ventre à l'air. D'ailleurs, il a aussi bouffé mon seul poisson adoré, un aux reflets oranges et nageoires bleutées.

La guerre était déclarée.

Aujourd'hui, il a franchi le Rubicon ! C'est plus une simple guerre, c'est pire.

J'ai ce jour acheté un petit cadeau à Chéri: un Moai pour l'aquarium. Ceci est une longue histoire: quand on s'est rencontré, on allait allégrement au cinéma, et à cette époque, EDF passait en boucle sa pub avec l'île de Pâques. Piqués de curiosité, on a voulu en savoir plus, car à part leurs grandes statues, on connait pas grand chose. On a ainsi découvert que EDF racontait que des absurdités dans cette pub pour le développement durable, car c'est pas vraiment en coupant le bois pour charier les statues que le peuple a disparu, ils se sont aussi mangé entre eux. Puis, à l'aquarium de Londres, un bassin immense, avec des requins, et au milieu: un immense Moai. "C'est notre île de Pâques !", on rit de bon coeur en se rappelant la pub. Enfin, un jour, dans une animalerie: un mini Moai dans un aquarium ! On le veut absolument, or ils n'en ont plus en vente depuis longtemps. Déception.

Aujourd'hui donc, je flâne en ville, je rentre dans une petite animalerie, et que vois-je ? Un mini Moai ! non, plein de mini Moai à vendre ! Ni une ni deux, j'achète.

A la maison, j'installe immédiatement mon Moai chéri dans l'aquarium. Immédiatement ? pas exactement... Le poisson-perroquet s'approche de ma main et se met à la mordre goulûment !

Quoi ? tu veux la guerre ? tu vas l'avoir... Pour installer tranquillement mon Moai, d'une main je prends l'épuisette et coince le belligérant contre une vitre. Il est furieux. Hé hé, on fait moins le malin maintenant ? Qui c'est qui installe le Moai tranquillement ?

Je libère le poisson furax, mais je garde un regard haineux vers lui.

Plus tard, je repasse devant l'aquarium et que vois-je ? il a renversé mon Moai !


Regardez ce petit regard hilare qu'il a sur la photo...

Toi mon grand, tu ne m'auras pas. C'est pas un poisson qui va faire la loi, non mais.

lundi 7 avril 2008

Y'a quoi de bien à la télé ?

Commençons par le lundi, car j'attends ce soir avec impatience. LA série à suivre en ce moment, c'est Les Tudors sur Canal+. Même si c'est moins bien réussi que la série Rome.

Les scénaristes sont en ce moment soit flemmards, soit malins. Ils ont découvert un formidable filon d'histoires tordues, il faut même pas se fouler, il suffit de piocher. Piocher dans l'Histoire avec un grand H. L'être humain sait vivre de lui-même moults péripéties, pas besoin de la télé pour ça !

Pour Rome, super fastoche car, c'est connu: ils sont fous ces Romains. De plus, c'est un monde lointain, peu connu et fascinant.

Là, ô surprise, une série sur les Tudors, le début de la Renaissance. Période qui fascine assez peu en fait pour les séries, or Henri VIII est un terrible personnage ! Vous savez, ce roi aux 6 épouses... plus tout ce qui s'en suit dans les cours royales: meurtres, trahisons, complots. Mais 6 femmes + des maîtresses ! Du sexe à foison, complètement fou, mais qui peut être intégré dans la série, puisque non imaginé par les scénaristes: c'est le vrai, ou les fantasmes de l'époque.

En plus, ça arrive doucement mais sûrement dans la série: bientôt, ça va saigner question religion ! Création de l'Eglise anglicane imminente... Forcément, les anglo-saxons, ça les intéresse.

C'est moins gore que Rome: on voit pas les têtes coupées, snif. Et l'actrice qui joue Anne Boleyn, elle est moche. (non non, je ne fais pas d'avis tranchés... ah ah, le mauvais jeu de mots)




Le mardi, ce n'est pas ravioli: c'est Pékin Express. J'adore ce jeu, et cette année j'ai beaucoup aimé le parcours. Les coins d'Amérique latine traversés étaient somptueux.

Demain soir, c'est le deuil: c'est la finale. J'veux pô que les blondes gagnent.




Le reste de la semaine est pauvre, heureusement il y a les DVD. Quand rien ne nous intéresse ou qu'on rentre tard, en ce moment, on est à fond dans la série Six feet under (Six pieds sous terre in french), que l'on vient de découvrir (oui, c'est bête, après tout le monde).

Le sujet est mortel: le quotidien d'une famille de croque-morts. Ca surprend et ça fascine la mort, mais il ne faut pas que ça: un bon scénario aussi, et une galerie de personnages tous à côté de la plaque.





Et vous, vous avez des séries ou des émissions favorites en ce moment ?

Une bébête curieuse: le chat


Adorable, n'est-ce pas ? Le Chat Potté de Shrek me fait mourir de rire... Cependant, dans le vie, avoir un chat est une toute autre histoire.




Les chats sont tellement bizarres que je me demande s'ils ne sont pas une espèce en voie de dégénérescence ! Les pauvres, faut les comprendre: il y a quelques millénaires, ils étaient des dieux pour les Egyptiens. Puis, dans les fermes, très utiles contre les rats et les souris. Petit passage à vide lorsqu'ils ont été massacrés lors des chasses aux sorcières. Aujourd'hui, on les entretient comme des débiles à la maison. Tantôt ils se laissent aller, tantôt ils savent très bien agir en leur intérêt...

Tout a commencé lorsque j'étais petite: ma grande soeur avait récupéré, lorsqu'elle était toute petite, un chaton dans la nature, attendri mon père, faible avec ses filles quand il n'était pas avec ma mère. Voilà la chatte à la maison, seulement elle a gardé toute sa vie durant son caractère de chat sauvage. Impossible de la garder dans la maison: le jardin était son royaume. Quelques rares contacts, en particuliers le soir: elle se mettait debout contre la porte en faisant un bizarre "mii mi mi" (pas miaou), histoire de rappeler que c'était l'heure du manger. Quand je voulais la caresser, je prenais un bol de lait... elle lapait, puis disparaissait.

Lorsque je me suis installée chez mon petit-ami (ex aujourd'hui, plus communément appelé l'Affreux Ex désormais), je voulais ardemment un animal, mais un chien était difficilement envisageable à l'époque. Lui vénérait les chats. On a donc eu un chat. Petit chaton adorable, mais au bout d'un mois, il s'est enfui et s'est fait renversé par une voiture. On l'a emmené chez le véto. Il nous a donné 2 options: soit on l'euthanasie, soit on l'ampute des 2 pattes latérales gauches et il souffrira toute sa vie et restera impotent. Je pleure, je crie, je tambourine mon petit-ami: je ne veux pas qu'on le tue. Il me raisonne, on ne peut pas le laisser souffrir... On se décide, le véto prépare la fatale piqûre, en précisant qu'il ne sentira rien. Je caresse sa petite tête, il ferme les yeux de contentement, je n'arrête pas mes caresses... et soudain, il ouvre les yeux, et je peux clairement y lire: "Merci". On dira ce qu'on voudra, je suis persuadée qu'il comprenait ce qui se passait. Je le caresse jusqu'à la fin et plus encore, finalement le véto m'éloigne en me disant doucement: "Au moins, ça se voit qu'il était heureux et choyé, et ce jusqu'à la fin".

Pendant des jours, je maudis les gens qui me disent: "Ah ça les chats, c'est souvent qu'ils se font écraser". Moi qui n'étais guère attirée par les chats, le mien me manque, ses ronrons, ses galopades. Un jour, dans une boulangerie, une annonce: à donner, le sosie de mon petit disparu.

Un nouveau chaton est donc chez nous. C'est lui qui me fera le premier autant tourner en bourrique ! Car on a à faire avec un chat drôlement intelligent. Il arrive à ouvrir les portes, il adore son maître et me boude (sauf pour les repas), on arrive à discuter avec lui (si si, il nous répond avec des miaou sérieux ou non, selon nos questions), c'est presque un chat-chien. La nuit, il fait froid: il se cache sous les couvertures avec nous, et l'hiver j'adore quand il a l'ingénieuse idée de se coucher sur MES pieds. Il sait aussi où sont les croquettes. Problème pour lui: la porte est coulissante, et non à poignée comme les autres. Ca s'ouvre comment ? Il trouve l'astuce, quand on laisse la porte très légèrement ouverte, il peut pousser avec sa patte. Et, malin comme un singe, il n'ouvre pas beaucoup: juste de quoi passer sa patte, déchirer le sac de croquettes, et en rapatrier vers ses crocs. Ni vu ni connu.

Jusque là, ça va, c'est juste un petit malin. Seulement, il découvre le pouvoir qu'il peut avoir sur nous. Il a une arme de destruction massive: on ne veut pas le laisser sortir aujourd'hui ? Eh bien, qu'à cela ne tienne: il se force à faire caca devant nous, jusqu'à ce que la porte de dehors s'ouvre...

Un jour, on a finalement un chien. Le premier jour, il attaque le pauvre chiot. Ensuite, jaloux, il l'ignore superbement. Jusqu'au jour où, après 2 ans d'amour, un sale gamin lui coupe les moustaches. Le chat est fou, il s'enfuit, erre, et on le retrouve empoisonné dans une haie.

Mon petit-ami était alors fou de douleur, son chat-chien ! ils étaient inséparables. Il ne veut plus de chat. Jusqu'au jour où l'on craque pour un autre, évidemment. Le nouveau chaton est un téméraire: il attaque le chien par derrière, sur les flancs, s'accroche sur sa queue en panache. Heureusement, notre chien était une crème: il se retournait et regardait presque en se marrant le petit garnement. Ce chat-là n'était pas très intelligent: manger-boire-dormir-embêter le chien, voilà tout.

L'histoire s'arrête là pour ce chat, puisque j'ai quitté l'Affreux Ex.

Avec Chéri, on a depuis un an une petite chatte. Plus ça va, plus j'ai des chats bêtes je crois. Cependant, la pauvre n'a guère été épargnée par la vie: on l'a recueillie dans une asso. Bien que toute jeune, ça a du lui marquer la cervelle. D'abord, c'est le chat le plus timide du monde: pendant tout le premier mois, il nous est impossible de l'approcher. Elle dort, on ne la voit pas manger, elle le fait dans une infinie discrétion. Puis, Dame chat se dit que la litière, c'est pas bien: je vous laisse imaginer les embêtements... Puis, elle se décide à sortir de la maison, elle se balade mais se perd chez les voisins. Ils nous la ramène plusieurs fois, car elle ne sait retrouver sa route... ou ne le veut pas, car chez eux, il y a 4 chats et un grand bol de lait toujours plein. Soudain, elle décide que la litière, c'est merveilleux. L'été, on la voit presque plus, l'hiver elle sent que ses papattes sont mieux au chaud. Puis, la litière, c'est bien beau, mais pas pour les pipis. Pourquoi donc ? ben allez lui demander, on ne sait toujours pas pourquoi.

Dernier exploit de Dame chat: la visite de routine chez le véto. Elle n'y va pas souvent, ce qui explique peut-être sa panique totale là-bas: d'abord, elle a fait pipi (une mare), puis elle a perdu des poils par poignées. Au moment de partir, pour laisser un bon souvenir, elle fait caca dans sa cage de transport... On la ressort, et on constate que sa panique s'aggrave: elle halète comme un petit chien et bave. Elle miaule à la mort dans la cage, et à la maison, enfin, tout va bien, elle pète le feu.

Quand on aura une maison, Chéri veut plein d'animaux, dont d'autres chats. J'ai dit oui, mais pour une toute autre race:



Un Sphynx ! Sans poil. C'est tout doux et je les trouve très beau.

Et vous, vous avez un chat ?