samedi 29 mars 2008

Le pourquoi de la bannière

Aujourd'hui, j'ai ajouté une bannière dans la colonne droite de mon blog: c'est une bannière Reporters Sans Frontière, pour attirer une toute autre attention sur les JO de Pékin...

Elle n'est pas nouvelle sur leur site, mais vu la situation actuelle, j'apporte ici mon modeste soutien et je souhaite pousser un coup de gueule !

Ah, il est beau le monde... Dépenser des milliards pour des équipements sportifs. Vibrer pour du sport. Et fermer les yeux sur la honte, le malheur, la douleur, l'injustice, la dictature...

Je me frotte les yeux, je me pince la peau, et pourtant tout cela est bel et bien vrai. Déjà, j'avais été outrée de la visite de notre gouvernement en Chine comme si c'était un gentil pays, un allié sympa, youpi la vie est belle. A l'époque, les médias se sont fait écho de la non-présence de la secrétaire des Droits de l'homme, mais bon bof ça n'a pas ému grand monde.

Aujourd'hui, en France, on se demande: on boycotte ou pas ? parce que ce serait embêtant hein, de se brouiller avec la future grande puissance économique.

J'ai honte, honte, honte. On est forts pour se gargariser depuis 1789 qu'on est la patrie des Droits de l'homme... mais quand le jeu en vaut la chandelle, plus personne.

Je sais bien qu'il n'y aura pas de vrai boycott, tant il y a d'intérêts financiers en jeu. Mais si seulement, au moins, comme le demande RSF, on pouvait boycotter la cérémonie d'ouverture ! Donner un message fort, un petit soufflet de rien du tout en fait, et ne pas seulement murmurer: "c'est pas bien".

Pour les Tibétains, c'est le moment ou jamais de se faire entendre, j'ai envie de leur dire: allez-y les gars, rebellez-vous ! Parce qu'en septembre, une fois les Jeux finis, on n'entendra plus jamais parler du Tibet, silence radio, niet, nada, la Chine lavera son linge sale en "famille"... Comme il y a encore quelques semaines...

jeudi 13 mars 2008

Le Capes

Bon, pas très envie d'en parler...

Pourquoi ? Comme c'est un concours, on ne sait pas à quoi se fier. Il ne suffit pas d'avoir 10/20 et hop c'est dans la poche, comme la licence ou d'autres diplômes. La moyenne de mes 2 épreuves peut être nulle et moi acceptée, selon le barême qui sera choisi par le jury, en fonction des notes de l'ensemble des candidats. Tout comme je peux avoir une bonne note et être refusée. Râlant.

Jeudi matin, première épreuve: je ne saurai commenter ma "performance", car c'est l'épreuve fatidique pour moi. Je l'ai rarement réussi, tout simplement car je n'y comprend rien. Quand la prof m'expliquait ce qui n'allait pas, au prochain devoir j'échouais ailleurs dans l'exercice, composé de 3 parties très différentes: un commentaire de textes, 4 questions et une question "pro". Pour le Capes donc, j'ai l'impression d'avoir été comme à mon habitude. Je sais que je n'ai pas tellement travaillé cette année, désespérée d'aller en échec en échec, la motivation n'était plus là. Quand bien même je savais des choses, dans cette épreuve, je suis quasiment incapable de restituer ce que je sais. Elle me bloque complètement. Autre inconvénient de cette épreuve: le temps. En 5 heures seulement, il faut fournir un immense travail.

J'espère me rattraper avec la seconde épreuve, mon point fort. Il s'agit de faire les résumés de 2 documents, un plan de classement et une note de synthèse, d'après un corpus de 14 documents. Je suis à l'aise dans les résumés. Par contre, j'ai un peu de mal avec le plan de classement, car il faut trouver des titres très explicites, et avec la note de synthèse je me débrouille bien mais je bâcle un peu l'intro et la conclusion Encore la faute du temps: 5 heures. C'est une épreuve d'endurance !

Cette année, la première épreuve était assez dure, tout le monde était un peu déstabilisé en sortant.

Quant à la seconde épreuve, j'ai été totalement choquée ! Un pur concentré sarkozyen. Travail sur le devoir de mémoire, et bien-sûr documents sur la fameuse lettre de Guy Môquet. Un fonctionnaire a le devoir de réserve, maintenant que l'Education Nationale fait l'apologie du pouvoir en place, où va-t-on ? J'ai donc pensé qu'il fallait être le plus neutre possible sur la question dans le devoir, ne pas partir tête baissée dans le pour ou le contre. Seulement, des fois, ma parano revient au galop: et si seuls les bons petits soldats de droite étaient sélectionnés ?

Je vais peut-être un peu loin, mais je ne peux m'empêcher d'y penser...

lundi 10 mars 2008

Jolie-Maman

Me voilà de retour avec une nouvelle rubrique.

Je viens de passer le Capes (d'où mon absence du blog) et également quelques jours dans la famille de Chéri. D'où la nouvelle rubrique...

Commençons par sa Maman:

Hier soir, Chéri me confiait comme sa famille le désespère parfois. Je crois qu'on est tous comme ça, même si on les aime !

Ce qui est vraiment lourd avec elle, c'est que depuis qu'elle a divorcé, elle est littéralement retombée en adolescence ! Une des premières fois où je l'ai vue, je suis restée sans voix: elle était habillée tendance Like a Virgin de Madonna: un legging comme nos jeunes ados d'aujourd'hui et un tutu blanc volanté. Heu, Chou, c'est ta maman ça ???

Elle est aussi complètement hystérique pour certains chanteurs de la tv-réalité (jamais je ne pourrai imaginer ma mère devant la Star-Ac), le pire c'est son adoration pour un certain Patriiiiiiick... Elle est du fan-club, va à tous ses concerts dans le coin des heures en avances pour assister aux répèt, et des heures après pour avoir une chance qu'il vienne discuter. Elle a des photos de lui encadrées partout dans sa maison, comme s'il faisait partie de la famille. Et, dès qu'il a un nouvel amour, sa nouvelle dulcinée est aussitôt qualifée de "pétasse".

Comme une ado, elle est aussi dingue de son portable et collectionne les sonneries débiles, hier elle nous a fait écouter un très élégant: "tu réponds ou je t'encule"... Hum, c'est fin et ça se mange sans faim.

Tout comme sa vie amoureuse: pour elle, le meilleur, c'est les hommes mariés, et elle n'hésite pas à s'en vanter. Cela doit être le plus grand point de discorde: cela me choque énormément. Sortir avec un homme marié me choque déjà assez, mais passe encore si c'est de l'amour. Mais se vanter ne "chasser les hommes" que dans le groupe de ceux qui sont mariés, là c'est trop. Autre circonstance aggravante: quand Chéri était ado, elle sortait avec un homme marié désagréable, qui jouait complètement avec elle. Elle a fait une tentative de suicide. Fou de rage, Chéri avait alors téléphoné à la femme de ce dernier pour tout lui balancer... Pas très fin, je vous l'accorde, seulement l'homme en question a tenté de tué Chéri en l'étranglant ! Et sa mère ne lui a jamais reproché, elle est retournée avec ce mec, qu'elle voit encore parfois aujourd'hui...

Enfin, celle jolie-maman est une sacrée roublarde: du genre à prendre des raccourcis pour arriver avant nous chez la grand-mère, alors qu'on s'est levés 2 heures avant. Elle sait très bien cacher son jeu afin que les gens prennent parti pour elle. Habitué, Chéri laisse couler. Seulement, connaissant son caractère, je sais qu'un jour, il explosera...


Le Positif:

Oui, on garde le positif, donc le meilleur, pour la fin. Il y a quand même du bon en chacun de nous. :)

L'énorme atout d'avoir cette jolie-maman, je crois bien que toutes les filles au monde vont me l'envier.

Je ne l'ai pas sur le dos !

Jamais de "fais pas ci, fait pas ça", ou de craintes injustifiées du genre que je rends malheureux son pauvre fils adoré qui aurait sûrement trouvé mieux que moi... Jamais de "oh mais le ménage n'est pas très bien fait", jamais à chercher le moindre grain de poussière.

Ah... ça, c'est un réel soulagement ! Certes, ma précédente belle-mère (surnommée, elle, Madame Mère, en raison de son autorité, telle la mère de Napoléon) était un modèle de vertu comparé à la maman de Chéri. Gentille, elle se voulait protectrice, elle devenait étouffante. Parfois elle était franchement désagréable avec moi: soit à toujours repasser derrière moi après le ménage, soit à ne jamais hésiter à me dire ce qui vexe: "oh la la, mais ça se voit là, tu as grossi".

Je crois quand même avoir gagné au change: les relations sont moins conflictuelles.

Et vous alors, comment vous entendez-vous avec votre jolie-maman ?