lundi 10 décembre 2007

La déprime du lundi

Aujourd'hui, ça ne va pas tip top.

Ce matin en cours, je déprimais à mort. Qu'est-ce que je fais là ? Je ne sais même plus si j'ai envie de faire ce métier. Les années concours me lassent. Je veux un métier et en même temps je ne sais lequel faire. D'un côté j'ai envie de faire de mon job d'étudiante mon "vrai" métier, à temps plein, car ça me plait bien, de l'autre côté j'ai peur de le regretter un jour. Et d'un troisième côté (lol), il faut bien avancer dans la vie, je ne vais pas faire "Tanguy" comme profession !!

En cours, je suis la solitude incarnée, étant timide j'ai durant toute ma scolarité craint que cela m'arrive un jour mais toujours j'avais des affinités avec quelques personnes. Cela parait puéril de vouloir des amis, je ne suis là que pour passer un concours bon sang ! mais je ne veux pas des amis, déjà des connaissances, une vie sociale à l'Iufm ça m'intéresserait... Personne ne me parle, je n'arrive à parler à personne. Quand je le fais, je me plante lamentablement... pas de quoi m'encourager. Et quand je suis aussi seule, ça me stresse. Heureusement, j'ai encore des amis extérieurs à la fac.

Mais ce matin donc, j'avais décidé de faire un pas: je change de place, je m'installe dans le fond où d'habitude il y a un groupe qui m'a l'air sympa. D'habitude. Mais ce matin, de ce groupe ne subsite qu'une fille, qui s'assoit pas loin de moi puis se rend compte que ses amis ne sont pas là. Elle change donc de rang pour retrouver ses autres copines...

Gros moment de solitude.

Pourquoi est-ce que je n'arrive pas à avoir une vie sociale normale ? Pourquoi cette année ? Toujours j'ai été dans un groupe, petit ou non, et on se serrait les coudes face aux examens et concours. Etre seule ne m'encourage pas à me battre.

Et le cours ? ennuyeux à mourir. Rien pour ensoleiller ma matinée.

Et le comble, à la fin des cours, j'envoie un message à une de mes meilleures amies et collègue pour lui dire combien mon cours était chiant. Elle me répond quelques minutes après qu'elle a fait une tentative de suicide samedi et qu'elle vient de sortir de l'hôpital.

Non ??? elle a pas fait ça ? elle qui, samedi, rigolait, était heureuse d'avoir résolu un problème d'entente avec le chef, voulait sortir en boîte ou au bowling le soir, etc... Et oui, tout le monde dit toujours des suicidés: on ne se doutait pas... Même quand on sait qu'elle voit un psy, que parfois elle n'est pas très bien, jamais on n'imagine qu'un proche puisse franchir le pas...

Evidemment je l'appelle aussitôt et c'est elle qui me rassure: elle est avec sa maman, ça va mieux et elle va pouvoir discuter avec ses parents le soir-même (ils ont tous vécu une année très difficile et elle me dit qu'ils ont des choses à se dire). Elle m'explique ce qui s'est passé et heureusement tout son entourage la soutient et se relaie à ses côtés.

Après ça, mes problèmes me paraissent bien petits... je reste quand même flagada...

1 commentaire:

Nélamie a dit…

Le lundi c'est jamais bien évident, mais ton lundi dépasse l'entendement !
J'espère que ton amie va aller mieux, elle aura besoin de monde autour d'elle.

Concernant tes petits tracas de solitude je te comprend. C'est étrange, plus on monte dans les études et plus il est difficile de se faire des amitiés ou même des connaissances.
Les gens viennent d'univers très variés, de régions différentes et ne sont pas très entreprenants (nous non plus d'ailleurs !). Les groupes sont déjà formés ( ex : les deux copines un peu bêtes qui font tout pareil depuis le CP!)

On prend ses cours, on pose deux trois questions et on plie bagage, tout le monde part dans son coin.

Mon conseil : cherche une personne un peu seule comme toi, et va vers elle, ose !
A plusieurs c'est mieux ! même pour un concours. Il ne faut pas que tu t'isoles !