J'ai un peu délaissé mon blog ces derniers jours...
Je n'avais pas trop le coeur à la fête, ni aux blogs. Quelques jours avant Noël, le grand-père adoré de Chéri est mort.
Chéri effondré.
Direction alors la maison de la grand-mère, où tout le monde est en pleurs.
Direction le funérarium pour rendre hommage au mort... Endroit glacial. Et, pour la première fois de ma vie, je vois un cadavre. Je n'avais jamais voulu voir ceux de mes grands-parents, pour ne garder d'eux que l'image de leurs sourires et de leurs rires.
Ma belle-mère hurle de douleur. Je n'ai jamais vu quelqu'un qui a aussi mal en son coeur, en son âme. Elle lui parle comme s'il était vivant, s'accroche à lui, ne veut pas le quitter, hurle qu'on ne l'enfermera jamais dans un cercueil...
Direction, deux jours plus tard, l'église, le cimetière. Voir le cercueil au fond de la tombe me glace, car dans ma famille on n'assiste pas à la mise au tombeau.
Le lumières, les sapins, la cohue dans les magasins... tout cela vous semble alors bien insignifiant, après avoir côtoyé la froideur de la mort. Froideur du cadavre, froideur du funérarium, froideur de l'église, froideur du cimetière, froideur de la joie de vivre qui semble alors pendant quelques jours éteinte à jamais.
Toutes ces mines tristes et solennelles... mais des fleurs, beaucoup de fleurs, de couleurs, car c'était la grande passion du grand-père, celui-la même qui a quasiment élevé Chéri.
Jour de Noël. On mange, on boit, on échange les cadeaux... mais comme des fantômes. On ne réalise pas que c'est Noël. On est comme des robots: c'est le 25 décembre, alors on fait ce que l'on doit faire un 25 décembre.
C'est le dernier jour de l'année 2007. Ce ne sera encore pas vraiment la fête,mais malgré tout, sourions, nous qui avons encore la chance d'avoir le coeur qui bat.
lundi 31 décembre 2007
mardi 11 décembre 2007
Suite...
Je ne ne sais pas si je fais bien avec mon amie désespérée. J'ai beaucoup parlé avec elle aujourd'hui, cet après-midi elle n'avait plus de sombres pensées (ou du moins elle n'en faisait pas part comme hier et ce matin)
Heureusement je la vois demain et je dors chez elle vendredi soir, tout le monde se relaye pour ne pas la laisser seule, elle veut être toujours avec quelqu'un. Cet après-midi, elle voulait trouver quelque chose qui la change et se donner un but, elle est allée chez le coiffeur changer de tête. Elle se sent un peu mieux. Bien-sûr, le coiffeur n'est pas un anti-dépresseur à long terme, mais j'espère qu'elle va réussir comme ça à se reconstruire pierre par pierre.
Heureusement je la vois demain et je dors chez elle vendredi soir, tout le monde se relaye pour ne pas la laisser seule, elle veut être toujours avec quelqu'un. Cet après-midi, elle voulait trouver quelque chose qui la change et se donner un but, elle est allée chez le coiffeur changer de tête. Elle se sent un peu mieux. Bien-sûr, le coiffeur n'est pas un anti-dépresseur à long terme, mais j'espère qu'elle va réussir comme ça à se reconstruire pierre par pierre.
Génial...
Titre à prendre ironiquement...
Ce matin, je papote sur msn avec mon amie dont je vous ai parlé dans la note précédente.
Je lui demande:
- Alors, as-tu parlé avec tes parents ?
Réponse sans appel:
- Oui, et ça n'a servi qu'à me rendre encore plus mal... mon appel au secours n'a servi à rien, la prochaine fois je ne me raterai pas. J'étais bien quand j'étais dans les vapes... l'acte ne me fait pas peur, la mort non plus.
Ahem...
Là, on est vraiment mal, je me suis dit.
Comment rassurer quelqu'un qui a de telles pensées ?
Je fais quelques tentatives, d'abord sur le ton de l'humour en lui disant ce qu'elle va manquer comme ses émissions de tv pourries... Elle en remet une couche plus tard: elle pense n'être qu'un poids. Je la déments, c'est une amie, une amie n'est pas un poids, etc...
J'ai l'impression que c'est bien vain ce que je dis, même si elle me dit que pour l'instant elle reste pour "nous" (tous ses amis) et son copain...
Ce matin, je papote sur msn avec mon amie dont je vous ai parlé dans la note précédente.
Je lui demande:
- Alors, as-tu parlé avec tes parents ?
Réponse sans appel:
- Oui, et ça n'a servi qu'à me rendre encore plus mal... mon appel au secours n'a servi à rien, la prochaine fois je ne me raterai pas. J'étais bien quand j'étais dans les vapes... l'acte ne me fait pas peur, la mort non plus.
Ahem...
Là, on est vraiment mal, je me suis dit.
Comment rassurer quelqu'un qui a de telles pensées ?
Je fais quelques tentatives, d'abord sur le ton de l'humour en lui disant ce qu'elle va manquer comme ses émissions de tv pourries... Elle en remet une couche plus tard: elle pense n'être qu'un poids. Je la déments, c'est une amie, une amie n'est pas un poids, etc...
J'ai l'impression que c'est bien vain ce que je dis, même si elle me dit que pour l'instant elle reste pour "nous" (tous ses amis) et son copain...
lundi 10 décembre 2007
La déprime du lundi
Aujourd'hui, ça ne va pas tip top.
Ce matin en cours, je déprimais à mort. Qu'est-ce que je fais là ? Je ne sais même plus si j'ai envie de faire ce métier. Les années concours me lassent. Je veux un métier et en même temps je ne sais lequel faire. D'un côté j'ai envie de faire de mon job d'étudiante mon "vrai" métier, à temps plein, car ça me plait bien, de l'autre côté j'ai peur de le regretter un jour. Et d'un troisième côté (lol), il faut bien avancer dans la vie, je ne vais pas faire "Tanguy" comme profession !!
En cours, je suis la solitude incarnée, étant timide j'ai durant toute ma scolarité craint que cela m'arrive un jour mais toujours j'avais des affinités avec quelques personnes. Cela parait puéril de vouloir des amis, je ne suis là que pour passer un concours bon sang ! mais je ne veux pas des amis, déjà des connaissances, une vie sociale à l'Iufm ça m'intéresserait... Personne ne me parle, je n'arrive à parler à personne. Quand je le fais, je me plante lamentablement... pas de quoi m'encourager. Et quand je suis aussi seule, ça me stresse. Heureusement, j'ai encore des amis extérieurs à la fac.
Mais ce matin donc, j'avais décidé de faire un pas: je change de place, je m'installe dans le fond où d'habitude il y a un groupe qui m'a l'air sympa. D'habitude. Mais ce matin, de ce groupe ne subsite qu'une fille, qui s'assoit pas loin de moi puis se rend compte que ses amis ne sont pas là. Elle change donc de rang pour retrouver ses autres copines...
Gros moment de solitude.
Pourquoi est-ce que je n'arrive pas à avoir une vie sociale normale ? Pourquoi cette année ? Toujours j'ai été dans un groupe, petit ou non, et on se serrait les coudes face aux examens et concours. Etre seule ne m'encourage pas à me battre.
Et le cours ? ennuyeux à mourir. Rien pour ensoleiller ma matinée.
Et le comble, à la fin des cours, j'envoie un message à une de mes meilleures amies et collègue pour lui dire combien mon cours était chiant. Elle me répond quelques minutes après qu'elle a fait une tentative de suicide samedi et qu'elle vient de sortir de l'hôpital.
Non ??? elle a pas fait ça ? elle qui, samedi, rigolait, était heureuse d'avoir résolu un problème d'entente avec le chef, voulait sortir en boîte ou au bowling le soir, etc... Et oui, tout le monde dit toujours des suicidés: on ne se doutait pas... Même quand on sait qu'elle voit un psy, que parfois elle n'est pas très bien, jamais on n'imagine qu'un proche puisse franchir le pas...
Evidemment je l'appelle aussitôt et c'est elle qui me rassure: elle est avec sa maman, ça va mieux et elle va pouvoir discuter avec ses parents le soir-même (ils ont tous vécu une année très difficile et elle me dit qu'ils ont des choses à se dire). Elle m'explique ce qui s'est passé et heureusement tout son entourage la soutient et se relaie à ses côtés.
Après ça, mes problèmes me paraissent bien petits... je reste quand même flagada...
Ce matin en cours, je déprimais à mort. Qu'est-ce que je fais là ? Je ne sais même plus si j'ai envie de faire ce métier. Les années concours me lassent. Je veux un métier et en même temps je ne sais lequel faire. D'un côté j'ai envie de faire de mon job d'étudiante mon "vrai" métier, à temps plein, car ça me plait bien, de l'autre côté j'ai peur de le regretter un jour. Et d'un troisième côté (lol), il faut bien avancer dans la vie, je ne vais pas faire "Tanguy" comme profession !!
En cours, je suis la solitude incarnée, étant timide j'ai durant toute ma scolarité craint que cela m'arrive un jour mais toujours j'avais des affinités avec quelques personnes. Cela parait puéril de vouloir des amis, je ne suis là que pour passer un concours bon sang ! mais je ne veux pas des amis, déjà des connaissances, une vie sociale à l'Iufm ça m'intéresserait... Personne ne me parle, je n'arrive à parler à personne. Quand je le fais, je me plante lamentablement... pas de quoi m'encourager. Et quand je suis aussi seule, ça me stresse. Heureusement, j'ai encore des amis extérieurs à la fac.
Mais ce matin donc, j'avais décidé de faire un pas: je change de place, je m'installe dans le fond où d'habitude il y a un groupe qui m'a l'air sympa. D'habitude. Mais ce matin, de ce groupe ne subsite qu'une fille, qui s'assoit pas loin de moi puis se rend compte que ses amis ne sont pas là. Elle change donc de rang pour retrouver ses autres copines...
Gros moment de solitude.
Pourquoi est-ce que je n'arrive pas à avoir une vie sociale normale ? Pourquoi cette année ? Toujours j'ai été dans un groupe, petit ou non, et on se serrait les coudes face aux examens et concours. Etre seule ne m'encourage pas à me battre.
Et le cours ? ennuyeux à mourir. Rien pour ensoleiller ma matinée.
Et le comble, à la fin des cours, j'envoie un message à une de mes meilleures amies et collègue pour lui dire combien mon cours était chiant. Elle me répond quelques minutes après qu'elle a fait une tentative de suicide samedi et qu'elle vient de sortir de l'hôpital.
Non ??? elle a pas fait ça ? elle qui, samedi, rigolait, était heureuse d'avoir résolu un problème d'entente avec le chef, voulait sortir en boîte ou au bowling le soir, etc... Et oui, tout le monde dit toujours des suicidés: on ne se doutait pas... Même quand on sait qu'elle voit un psy, que parfois elle n'est pas très bien, jamais on n'imagine qu'un proche puisse franchir le pas...
Evidemment je l'appelle aussitôt et c'est elle qui me rassure: elle est avec sa maman, ça va mieux et elle va pouvoir discuter avec ses parents le soir-même (ils ont tous vécu une année très difficile et elle me dit qu'ils ont des choses à se dire). Elle m'explique ce qui s'est passé et heureusement tout son entourage la soutient et se relaie à ses côtés.
Après ça, mes problèmes me paraissent bien petits... je reste quand même flagada...
jeudi 6 décembre 2007
"Pour me comprendre..."

Est-ce parce que j'ai vu hier pour la énième fois le film de Coppola que j'ai envie de vous parler d'elle ?
Oui, je le dit et je le répète: ce film est faux historiquement, mais j'en ai aimé l'ambiance et le fait qu'il remet à la mode Marie-Antoinette, ce qui permettra peut-être sa réhabilitation. En tout cas, les jugements sur son compte sont déjà moins hâtifs, ouf une victoire.
Voilà donc vous l'aurez compris, j'ai envie de vous parler aujourd'hui de mon idole, mon modèle en cas de coups durs... (pour comprendre cela, il faut vraiment mieux la connaître)
Et pour comprendre Marie-Antoinette, il me faut vous parler d'un sujet subversif: le SEXE.
Je vois poindre en vous l'interrogation. Je ne parle pas de sexe pour "vendre" (lol) mais parce qu'effectivement, sa vie tourne autour du sexe, voyez plutôt:
* Son mariage
* Sa réputation
* Fersen
Le mariage raté
Je crois qu'on aura pas vu pire mariage. D'une part, nous avons Marie-Antoinette, charmante mais orgueuilleuse et pilotée par sa mère. D'autre part, Louis, timide, ne connaissant rien aux femmes et éduqué dans la haine farouche de l'Autriche. Imaginez donc bien que tous les anti-Autrichiens vont se faire un malin plaisir de lui asséner que celle qui est dans son lit est une perfide espionne autrichienne ! bien-sûr, moults ragots bien plus crus circulent...
7 ans de mariage sans consommation. Un enjeu d'importance dans la vie de Marie-Antoinette ! car la France pourrait très bien la renvoyer en Autriche et se trouver une autre reine plus politiquement correcte. Ca lui pend au nez, elle n'a plus aucun soutien autrichien à la Cour: Louis XV était le dernier, il est mort.
Autre catastrophe: Louis XVI n'aime pas le sexe, à l'inverse de ses aïeuls. Il n'a sans doute connu que MA, sexuellement. La reine éclate alors dans son rôle: elle est tous les pouvoirs. Pas de favorite pour interférer. D'habitude, tous les reproches du public vont à l'encontre de la favorite (Mme du Barry en a fait les frais, la Pompadour également) qui aime dépenser et parader. Pas de favorite à gâter pour le roi, pas de favorite à critiquer pour le peuple ? MA obtient tout: gâtée par le roi, haïe par le peuple.
Si le mariage n'avait pas été consommé et MA renvoyée en Autriche... la face de la France aurait bien changé !
La mauvaise réputation
En effet, sur qui ce seraient appuyés les libelles dans leur entreprise de destruction de la monarchie ? Bien-sûr, MA n'a pas causé la Révolution. Elle était inéluctable, la monarchie absolue étant archaïque, mais ceci est un autre sujet.
Les pamphlets s'appuient sur les dépenses de la reine, mais surtout, ce qui fait le plus vendre... c'est le sexe. On lui trouve donc le goût des hommes et des femmes, qu'ils soient hommes d'Eglise, nobles ou simple valets. Elle couche avec son beau-frère, ses dames, à Versailles, en public, dans les jardins, à son Petit Trianon... L'imagination des libellistes est sans limite.
Cela est bien entendu catastrophique, mais MA pense que les ignorer est la meilleure façon de les faire taire. Ces libelles ont rendu possible la fameuse Affaire du collier.
Je vous l'explique en gros: une arnaqueuse, Mme Lamothe-Valois, bâtarde d'un des derniers Valois, aimerait bien faire reconnaître sa noblesse. Entreprise impossible, elle compte alors en avoir au moins la richesse. Elle élabore un plan avec ses comparses: voler un fabuleux collier d'au moins 1 millions de livres.
Celui-ci fut créer pour la Du Barry, maîtresse royale, mais Louis XV meurt prématurément. Les joaillers espèrent que la nouvelle reine, MA, achètera ce collier, elle qui adore les diamants. Trop cher, elle le refuse. Et ils n'arrivent à le vendre à personne, ils sont désespérés, ils relancent MA mais rien.
D'un autre côté, il y a le cardinal de Rohan, libertin et amoureux de la reine, mais celle-ci l'ignore du fait de sa mauvaise réputation. Il veut se faire reconnaître par elle. La dame Lamotte l'approche et lui fait gober qu'elle est très amie de la reine et que celle-ci voudrait que le cardinal lui offre le collier (je raccourcis l'histoire). Lamothe trouve même un sosie de la reine et la fait rencontrer un soir au cardinal dans un bosquet, il est illuminé, il croit que la reine est tombée amoureuse de lui, il achète le collier, en plusieurs paiements.
Le pot aux roses est découvert, d'abord pas dans son intégralité, mais le cardinal est arrêté en public ! La dame Lamothe également (le collier lui poursuit sa vie en pièces détachées en Angleterre) et jetée en prison, marquée au fer.
Et malgré tout... l'opinion publique accable la reine ! Les gens pensent qu'elle est dépensière, et donc pour cacher une de ses nouvelles dépenses, elle a fait accuser son amant, le cardinal, et son amante, la dame Lamothe ! L'épisode du bosquet, tout ceci... tout, le public croit tout, et cela grâce aux libelles, qui ont forgé cette image de la reine, une image qui ne sera jamais remise en question à l'époque.
Le beau Fersen
Si MA a eu des amant(e)s, il n'y en aurait qu'un seul: Fersen.
Personne n'est en mesure de prouver qu'ils furent amants. Amoureux, cela est certain, mais ont-ils été jusqu'aux ébats ?
Elle ne peut cacher son attraction pour lui... ce qui lui est fatal. Un roi de France peut multiplier les favorites, la reine non.
Mon opinion: ils n'ont pas couché ensemble. On le saurait sinon, on sait toujours qui est amant avec qui dans les familles royales ! Ils sont toujours entourés de servants ou de courtisans. Jamais, absolument jamais seuls.
Je pense qu'ils ne l'auraient pas fait pour plusieurs raisons: ils ont tout deux une haute opinion des dynasties et ils n'auraient pas risqué qu'elle tombe enceinte non du roi mais d'un Suédois... Ensuite, pour Fersen, il eut été très risqué d'être amant de la reine ! Ils seraient tombés en disgrâce tous les deux. Enfin, Fersen était plus fasciné par MA qu'amoureux. Quant à MA, elle cherche plutôt un chevalier servant avec qui rêver.
Voilà dans quel monde évolue Marie-Antoinette. Elle est pudique, ce n'arrange pas les choses avec son mari.
Pourtant, on lui prête des amants.
Elle préfère alors se réfugier dans son monde, le Petit Trianon, où elle se crée un univers, où elle espère fuir les ragots, la pesanteur de la Cour...
Cela aggrave malheureusement son cas: si elle va là-bas, c'est pour se cacher. Et pour cacher quoi ? des amants, des dépenses encore plus luxueuses ?
Cercle vicieux: les libelles s'emballent, elle est perdue...

Pourtant, on lui prête des amants.
Elle préfère alors se réfugier dans son monde, le Petit Trianon, où elle se crée un univers, où elle espère fuir les ragots, la pesanteur de la Cour...
Cela aggrave malheureusement son cas: si elle va là-bas, c'est pour se cacher. Et pour cacher quoi ? des amants, des dépenses encore plus luxueuses ?
Cercle vicieux: les libelles s'emballent, elle est perdue...

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