Je vous contais il y a quelques jours de cela mon angoisse de passer sur la sellette... euh non, dans le fauteuil du coiffeur !
Eh bien, tout cela s'est joué en 3 actes, de la surprise à la tragédie... heureusement, il y a un happy end.
ACTE I: un fauteuil pas si maudit
Mardi dernier, je me rends donc, la boule au ventre, chez le coiffeur. Que pourra faire ce pauvre diable face à ma tignasse ?
Heureusement, le miracle a lieu: j'aime la coupe ! mon chéri aussi ! mes cheveux ressemblent enfin à quelque chose !
Enfin, pas tout à fait... il manque un détail... la couleur ! les racines font beurk. Par souci d'économie (budget d'étudiante oblige), je décide encore une fois de faire la couleur moi-même le lendemain matin.
ACTE II: la perfection ne pouvait pas durer
Mercredi matin, c'est le drame: je me retrouve les racines rouge vif et le reste rouge très foncé, presque noir.
Je vais donc me taper la honte tout le reste de la journée, car l'après-midi, je travaille... en boutique hein, pour arranger les choses, devant des gens pendant des heures... Je crevais d'envie de mettre un béret, mais il faisait trop chaud dans la boutique et mon chef aurait pas forcément été ok.
Mais dès que l'affluence se fait moindre, je fonce sur le téléphone pour prendre un nouveau rendez-vous.
ACTE III: la mère la morale me sauve de la cata
Jeudi matin, je vais donc chez le coiffeur, un autre pour pas que le premier se rende compte du désastre sur son oeuvre...
Je tombe sur une mère la morale qui prend une des mes mèches d'un air pincé et dégoûté, genre "que faire avec ce truc ?" et qui donc me fait la morale sur les effets désastreux des couleurs faites maison. Evidemment, je m'y attendais. Mais bon, plus les heures passent, plus elle enfonce le clou. Je dis rien, il FAUT qu'elle me sauve.
Zou, on décape les cheveux. Mon dieu, j'imagine pas comme ils vont devenir tout secs. C'est terrible: d'abord, il faut attendre, attendre... Ensuite, elle me rince les cheveux, et ça fait horriblement mal car, m'explique-t-elle, "les écailles des cheveux sont ouvertes, donc elles s'agrippent". Sans doute par souci de vengeance envers toutes les colorations-maison, elle ne fait rien pour soulager la douleur, au contraire elle tire de plus belle.
Enfin, elle me place devant le miroir pour empâter les cheveux d'une nouvelle couleur. Vision d'horreur: le décapage a rendu mes cheveux de toutes les nuances de l'orange. "Vous en faites pas, ça va pas rester comme ça". J'espère bien !
On attends encore, la couleur pose. La crème est violette, c'est bizarre, non ?
Enfin, elle me les rince (en tirant encore plus fort, hein , maintenant que "les écailles sont refermées"), nouvelle torture lors du démêlage (nan mais elle est vraiment coiffeuse celle-là ?) et lors du brushing, elle tire de toutes ses forces, ça c'est sûr ça va être du lisse.(j'ai déjà les cheveux lisses)
Quand elle a fini, je sens plus mes cheveux. C'est bizarre à dire, mais c'est vrai: je ne les sentirai pas glisser dans mon cou, je jurerai être chauve. Mais toujours, je dis rien, elle m'a sauvée, c'est un miracle. Enfin, elle a pas sauvé mon porte-monnaie, considérablement allégé. Et avant de partir, elle lance encore un: "j'espère que ça vous a servi de leçon !"
Là, j'ai envie de montrer les crocs... mais non, au lieu de ça je lui fais un large sourire bien niais. Méchante sauveuse.
lundi 8 octobre 2007
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